Un mot sur Astrée

Quoi de plus naturel que de consacrer un espace à Astrée, héroïne du roman éponyme d’Honoré d’Urfé écrit entre 1607 et 1627, qui a fourni son nom à notre Jardin !

L'Astrée

Souvent qualifié de roman des romans, « L’Astrée » est une œuvre monumentale à plus d’un titre.

5 parties, 60 livres, 5 399 pages, 40 histoires mêlées autour de centaines de personnages, « L’Astrée » rassemble de multiples aventures, combats guerriers ou amoureux, dissertations, méditations, lettres et poèmes.

Traduit dans la plupart des langues européennes (fait rare à l’époque), « L’Astrée » était lu dans toutes les cours d’Europe, jusqu’à St-Petersbourg. Aujourd’hui encore, il est étudié dans le monde entier.

L’Astrée est une ode au Pays d’Astrée, cadre principal de l’œuvre d’Honoré d’Urfé, qui vécut une enfance heureuse et studieuse au château de la Bâtie d’Urfé, à St-Étienne-le-Molard, à proximité immédiate du terrain où se situe aujourd’hui le Jardin d’Astrée. Les différents lieux où se déroulent les intrigues et aventures du roman sont parfaitement identifiables aujourd’hui, y compris sur le site du Jardin.

Le sens de « L’Astrée »

Les histoires de « L’Astrée », souvent plaisantes, sont prétexte à la réflexion sur l’amour, l’entente entre les hommes, la tolérance, la constance, la croyance en un dieu unique, la justice, la paix…

« L’Astrée » est aussi un roman de chevalerie où la recherche de la paix est essentielle, de même que dans les mythes de la quête du Graal, des Chevaliers de la Table Ronde et du Roi Arthur.Astrée et Céladon

Ainsi, Honoré d’Urfé, en faisant une synthèse très personnelle de ces grands mythes fondateurs européens : la célébration pastorale, l’Amour courtois, la quête du Graal, le mythe de l’Arcadie, a fait de son œuvre un de nos rares romans de dimension européenne.

De plus, sa recherche d’une certaine éthique, sa réflexion sur la paix et la justice en font une œuvre  toujours contemporaine.

Quel plus beau nom pouvions-nous trouver pour notre Jardin ?